L’absentéisme au travail : chez nous?


L’absentéisme au travail : chez nous?

Aucune entreprise ne peut passer à côté de l’absentéisme. Il se peut tout simplement qu’il n’y ait pas lieu de s’en préoccuper mais nul n’est à l’abri… Voici quelques éléments de réflexion sur le sujet, quelques pistes …. sans aucune prétention de couvrir l’ensemble de ce vaste et potentiellement complexe sujet!

On définit l’absentéisme par des absences régulières du lieu du travail. Il est déterminé par de nombreux facteurs, comme la maladie, l’insatisfaction vis-à-vis du travail et de ses conditions, la situation familiale, et l’implication dans les activités hors-travail ou les pressions de l’organisation.

De façon générale, on mesure l’absentéisme en comptabilisant les heures d’absence par rapport au nombre d’heures théoriques de travail (c’est-à-dire le nombre d’heures qui auraient été travaillées sans absence). Il y a aussi les retards qui ne sont pas nécessairement comptabilisés mais qui ont aussi une incidence, car l’absentéisme coûte cher aux entreprises.

Il n’y a pas de recette miracle pour réduire l’absentéisme, voici tout de même quelques pistes qui s’avèrent efficaces :

  • Des horaires flexibles là où c’est possible; il y a plusieurs variantes d’horaires flexibles
  • Des programmes de conciliation travail-famille de façon à tenir compte des besoins des employés
  • Des programmes de santé au travail et des mesures d’incitation à la mise en forme (peut être complexe à implanter et coûteux…)
  • Impliquer les patrons : en communiquant et montrant aux employés que leur présence est importante et fait une différence
  • Favoriser le travail en équipe; les employés auront tendance à se sentir concernés par l’impact de leur absence
  • Des programmes où la présence au travail est récompensée (bonus à la fin de l’année). Par ailleurs, le pendant de cette approche peut être que des employés vraiment malade et contagieux viennent au travail…

Il existe abondamment de jurisprudence concernant l’absentéisme, beaucoup de facteurs entrent en considération : la fréquence des retards et des absences, les droits de l’employeur ainsi que des employés, droit ou non à la surveillance, exigence d’un certificat médical et son contenu, absentéisme fautif (non autorisé, sans excuse valable) versus non fautif (maladies justifiées, maladies professionnelles, accidents de travail), mesures disciplinaires, etc…

Sans contredit, la meilleure stratégie pour un employeur est d’être proactif. Toute entreprise a intérêt à mettre en place une systématique dans le suivi de l’absentéisme ainsi qu’une politique claire concernant les absences; cela peut définitivement influencer le cours des choses, prévenir une aggravation des absences ainsi qu’éviter un effet d’entrainement sur les autres employés.

Line Parent, CRHA, ACC, ICF
Coach professionnel et conseillère senior